08/02/2016


                                                                        "Barbe Blanche"


Dimanche 25 novembre, le réveil fut tardif. La veille au soir avec Olivier, nous passâmes une soirée aux frontières du réel. 
L'abus n'excluant pas l'usage et inversement, nous nous adonnâmes sans retenu à l'assimilation de tétrahydrocannabinol, bien loin de toutes considérations dogmatiques liées à de tels pratiques. Point d'apostasie de quelque ordre, juste la joie, l'ivresse et la fraternité, unissant deux frères en partance pour une soirée musicale d'anthologie. 

La mise en stratosphère par le concert d'Archive fut une réussite complète. À l’unisson, nous vibrâmes unis comme jamais par cet irrépressible amour de la musique...

Une douce lumière, des températures qui ne le fussent pas moins caressèrent en ce milieu d'après-midi les fenêtres de l'appartement... Une telle sollicitude nous poussa Ethan, Marina, Olivier et moi, après un rapide consensus, vers l'extérieur, ses promesses et ses inconnues.

Ma mobilité étant concomitante à ma SEP, nous optâmes pour une sortie en fauteuil, qui ne briderait pas notre escapade urbaine. Notre petite tribu se mit en branle tranquillement, tous pourvus de nos appareils photos. Olivier s'attribua le premier le rôle de (mon) chauffeur. 
Malgré nos outrances de la nuit, j'eus la sagacité de nous orienter au jardin de ville et ses couleurs flamboyantes, que seule l'essence de l'automne se plaît à nous offrir. Nous empruntâmes quelques rues, quand en plein dans ma ligne de mire, soudainement je le vis !

Barbe Blanche à 100 mètres, me fit face.

- La belle aubaine ! Me dis-je immédiatement. J'en fis part à mon frère, trop heureux pour taire cette offrande que notre destinée nous accordait.

La première fois que je le vis, il y'a de cela plus de deux ans, je l'affublai de ce patronyme, tant son visage ultra-photogénique me marqua et me convainquit qu'un jour cet homme, véritable icône urbaine selon moi, ferait partie de ma galerie de portraits.

La récurrence d'une telle rencontre flirtant avec le zéro, la possibilité d'un échec photographique ne fut pas envisagé une nanoseconde. Bien calé dans mon fauteuil qui s'approcha inexorablement de ma cible, mon reflex en mode rafale, je n'eus plus qu'à... déclencher !

La foudre eut put tomber à coté de mon sujet, il n'eut probablement pas sourcillé tant son journal semblait l'hypnotiser.


Comme si de rien n’était, nous continuâmes notre ballade que je sus déjà réussie...

01/02/2016

         Bouillon de culture