25/07/2016


                                                           Dissidence

11/07/2016


                                                           Interlude

C'eût pu être comme l’une de ces immuables matinées de juin qui n’a pas encore franchement tranché entre un printemps insoumis ou un été s’affirmant sans aucune forme de récusation.
Il n’en fut rien. 
Le temps si besoin était, nous rappelait qu’il n’avait cure de quelconques agendas.
La fraîcheur et la force du vent, surplombé d’un ciel au mille nuages sombres nous renvoyaient comme par magie à temporalité antérieur.

Assis sur le long muret longeant le Rhône, j'envisageais la photo que je m’apprêtais à faire quand un touriste russe ( je l’ai su après ) me demanda son chemin.
L’occasion que trop rare s'offrait à moi de mettre à l’épreuve mon anglais, sous les yeux effarés de ma fille qui m’accompagnait…

Après cette causerie, je fis mon office. 
Il m’est déjà arrivé de shooter cinquante fois et n’en garder qu’une au final et tout au contraire comme ce fus le cas ce jour là, de ne faire qu’une seule photo. ( f/13, 96 s )
Laissant ma fille à la confection d’un bouquet fleurie pour sa maman, je sortis ma vapoteuse plus par envie que par besoin et m’adonna au plaisir d'une vap intensive.
Un extrait du monde me faisant face, je pris alors le temps de réfléchir un peu, comme une impérieuse nécessité.

Laissez-moi partager le verbatim de ces quelques réflexions.
D'aucuns les trouveront sûrement naïves ou s'apparentant à quelques lapalissades.
Peut-être, mais sacrifier la pensée, n'est-ce pas brûler une des libertés qu'ils nous restent ?

A la différence de la veulerie de l’homme, la nature ne promet rien, jamais ! 
Elle n’est dévot d’aucun modèle, ne s’absout d’aucune faute, ne s’englue pas dans une constante erreur. 
La nature, fait essentiel, est sans besoin d’avoir. 
On peux de facto par ce simple postulat mesurer le hiatus abyssale qui nous séparent d’elle et de son tout, la terre.
Il est fascinant mais surtout assez terrifiant d'observer notre capacité à organiser, programmer presque méthodiquement notre propre extinction. 
De fait si nous ne repensons pas réellement la matrice de tout nos systèmes déficients, le choc sera  très douloureux.
Là réside un paradoxe honteux car nous le savons depuis fort longtemps...
Nos enfants et petits enfants ( là est le véritable l'enjeu ) devront ils assumer à notre place nos irréfutables manquements, voire notre obédience liés aux diktats des marchés, donc du profit quoi qu'il en coûte ? 

La réflexion doucement céda sa place. 

Je me mis à rêver ( sûrement le plus beau palindrome de la langue française…) à une humanité infiniment plus responsable face à notre modèle actuel anxiogène et mortifère qui assassine notre planète et ces terriens.
De nombreuses pistes et initiatives existent déjà, corrélés à une pensée plus hétérodoxe.
Cela se vérifie surtout au niveau local comme la permaculture, la création de monnaie locale, la production d'énergie renouvelable, un pouvoir politique plus transversale etc etc, basé sur des actions collaboratives, que l'on pourrait étendre à des niveaux politiques, économiques et sociales de plus grande ampleur. 

Belle utopie me direz-vous, mais qu’on l’accepte ou pas nous vivons justement dans une effroyable dystopie.

Ce rêve pourra t-il un jour engendrer une nouvelle réalité et peu à peu gommer l'épure actuel ?


nb: Blogger dysfonctionne..., ne respecte pas le format des photos !