19/06/2017


                                                            Guillerette

05/06/2017


                                     Encadrées # 4

29/05/2017


                                                                       “ Les convictions sont des prisons " Nietzsche

22/05/2017


    Le brocanteur

Dimanche: 10h01. 
La matinée filait comme souvent, toujours plus rapidement que désirée. L'heure palindrome qu'affichait mon ordinateur, outre sa singularité me conforta dans le fait qu'il était grand temps pour nous d'honorer notre agenda.
Nous avions convenu les filles et moi, avisés par un prospectus déniché je ne sais où, de nous rendre à un vide grenier que ledit papier promouvait avantageusement.

Une poignée de minutes plus loin, je garai notre voiture vert olive que le soleil inondait sans retenu, sur la dernière place réservée aux personnes étiquetées handicapées.
Nous pouvions commencer nos pérégrinations dans les méandres des stands qui s'offraient à nous.
Les divers objets exposés en vrac, ou religieusement agencés, aussi insignifiants fussent-ils pour certains eurent le mérite de me plonger dans une sorte d'hyperbole temporelle.
À l'heure de l'impression 3D et de la réalité augmentée, se voir côtoyer des casques de la Grande guerre et des vinyles de Claude François, est sinon surréaliste, assez remarquable !

Pendant que ma fille contentait son irrépressible et gargantuesque appétit pour la lecture, trouvant de-ci de-là  ( n'est-ce-pas M. Goliadkine ? ) mille trésors, j'aperçus non loin de nous, l'homme idéal photographiquement parlant.
Trônant magnifiquement sur son siège tel un empereur, il scrutait tout sourire les badauds déambulants.
Je sus immédiatement que ce monarque d'un jour se devait d'être immortalisé à minima numériquement tant son allure et sa prestance me parurent une offrande qu'il eut été criminel d'ignorer.
Fort de cet axiome et ne fût-ce que pour n'avoir jamais à regretter de pas avoir tenter d'y parvenir, je me dirigea vers mon inconnu.
La circonstance fit que le petit emplacement de mon futur modèle était orné de quelques livres.
Ma fille s'y précipita...
La transaction me facilita grandement la tâche. Je pus aisément lui faire part de ma requête. À ma grande satisfaction, j'eu droit à un blanc-seing.
Je lui demanda de reprendre place sur le siège qu'il avait quitté quelques instants auparavant.
De bonne grâce, il s'exécuta.
Quatre photos plus tard, je le remerciai chaleureusement pour s'être gentiment laissé photographier et le saluai. Lui, chevaleresque, me gratifia d'un dernier sourire.

De retour à la maison, je traitai mon portrait, tandis que ma fille, contemplait ses quinze nouveaux livres...

17/05/2017


                                                                 Encadré # 3

09/05/2017


                                     Abyssus abyssum invocat...
                                 

02/05/2017


                                                            Dark city # 11

24/04/2017


                                La dernière cigarette ?
                           

10/04/2017

03/04/2017


                                                                    Human # 3


À quoi songez-vous l'ami qui, depuis un temps semblant infini, êtes là assis prostré, comme si votre monde était définitivement déchu de vos rêves, désirs et aspirations ?
Votre indiscutable mélancolie cacherait-elle, comme parfois, des secrets dont les ténèbres même ne seraient pas qualifier ?

Vous savez, cette part d'ombre inavouable que tous possédons, parfois enfouie au-delà même de notre conscience, mais que nous voudrions à tout prix gommer, effacer, comme si l'injure morale ou physique n'avait jamais eu lieu.

S'absoudre, n'est-il pas le meilleur moyen de se laver de ses propres vomissures tout en préservant l'autre ? Sous couvert d'empathie, l'idée pourrait sembler presque noble.

Peut-être avez-vous simplement supposé quelques mythes prométhéens dont l'espérance seule justifie de s'y rallier, mais qui sans contredit n'auraient eu la moindre esquisse palpable, fussent-ils louables et désintéressés ?

À dessein, avez-vous alors psalmodié pour conjurer l'injustice, comme le ferait l'innocent condamné d'un crime qu'il n'a commis voyant implacablement sa potence le rapprocher d'une mort irrecevable ?

L'heure serait-elle alors plutôt au constat si juste, de maudire les mots dits ?

Tout cela, je ne le saurai jamais puisque je ne vous ai pas parlé. La peur, le manque de temps, de courage simplement, qui sait ? Cela s'entend, mes conjectures ne se substitueront en aucune façon à votre vérité, la seule autorisée.

Je resterais donc avec mes interrogations et cette seule photo de vous.
L'histoire ne se réécrira pas...

27/03/2017


                                                                Le château de Saumur

20/03/2017


            Apathique 

13/03/2017



                                                                Human # 2

06/03/2017


                                                            Dark city # 10

27/02/2017


                    Mysophobie ?

13/02/2017


                                                                Human # 1

Il était 10h passé de quelques minutes quand je poussai la porte couleur amande qui était entrouverte.
La salle d'attente était assez peu garnie pour un lundi matin où souvent la souffrance est plus forte ce jour-là.
L'homme accepte peut-être moins la subordination inhérente à toute forme d'organisation sociale le premier jour de la semaine...
À ma gauche se trouvaient un homme et sa maman d'un âge certain. Par bienveillance, il me proposa immédiatement son aide pour m'asseoir, me voyant affublé de mes cannes et d'un équilibre qu'il dut juger, j'imagine assez relatif.
Je déclinai son invitation non par orgueil ou amour-propre qui m'interdirait d'accepter par bon sens une main tendue, le fait était que je pouvais simplement le faire. Je ne manquai pas cependant de le remercier chaleureusement de sa sollicitude.
En face de moi, un groupe de très jeunes enfants donnaient quelques sueurs froides à leurs parents qui à défaut de maîtriser le chaos ambiant semblaient prendre cette anarchie infantile avec une certaine ataraxie. 
Je pensai immédiatement un peu sarcastique certes, que l'adolescence ( ce phénomène est loin de m'être totalement inconnu... ) est somme toute pour la parentalité un moindre martyre.
Je sortis mon smartphone pour étendre ma lecture du moment.
Le duo, lui chuchotait tranquillement.
Bien qu'ils fussent plongés dans un conciliabule familial apparemment passionnant, ils ne manquèrent pas d'être tous comme moi estomaqués par la soudaine furie collective des tous jeunes enfants qui de concert nous gratifièrent d'un attentat sonore peu digeste.
De manière consciente ou pas à chaque âge, nous jouons de notre primauté, ils ne manquèrent pas de faire outrageusement honneur à leur rang !
De là à imaginer un complot savamment fomenté par ces chérubins... je laissai péricliter cette spéculation.

Cette singulière tranche de vie, nous donnâmes prétexte à engager la conversation.

L'universalité d'un sujet comme la famille fut le point de départ de notre petit entretien. Nous n'eûmes pas à disserter bien longtemps pour s'accorder sur le fait que là demeurait l'essentiel.
L'amour inconditionnel, le respect, les joies, mais aussi les peines, le stress et la peur émanant de la filiation, qu'elle fusse ascendante ou descendante est l'un des points d'encrages de notre humanité.
Nous convînmes des difficultés bien réelles auxquelles doit faire face une structure familiale de nos jours.
À l'évidence bien mise à mal par nos conditions de servitude ( plus ou moins consentie ) à la Sainte consommation globalisée qui creuse lentement mais implacablement nos propres tombes au profit d'un clan vampirique tellement heureux de se repaître de notre sang.
Mon interlocuteur et moi, qui traduisait en arabe à mesure à sa vieille maman nos propos d'altermondialo-gauchiste étions donc d'accord sur le constat.

J'osai questionner ses origines arabo-musulmanes.
La Tunisie était sa terre natale. Les traits marqués se son visage se firent plus durs.
Avec une amertume palpable, il railla le régime de Ben Ali et me fit part de son immense déception suite à la révolution de jasmin. Sa mère acquiesça d'un hochement de tête.
Nous digressâmes mécaniquement sur le feu qui ravage le (grand) moyen-orient depuis 2001, sans  procès d'intention ( il aurait été forcement partial, voire indicible ), mais juste un inventaire macabre et désolant...
Eût-il pu raisonnablement en être autrement ?

Malheureusement, ne pouvant conjurer le temps, la réalité de nos agendas, allait implacablement nous rattraper. La frustration m'envahit.
Si seul, j'avais été, mon juron favori résonnerait probablement encore dans ces lieux.
J'eus volontiers poursuivi notre passionnante discussion.
Mon esprit s'émancipa de son environnement quelques instants, pour papillonner vers quelques réflexions.

L'avarice des mots est une insulte au bon sens, une participation au nihilisme de l'intelligence collective.
Ils sont un des meilleurs générateurs et vecteurs d'idées, de partages et de compréhensions.
Nos sociétés sont malades et affadis par autant de maux qu'il existe d'épithètes pour les qualifier.
Libérer la pensée, l'enrichir, lui donner du temps pour appréhender et comprendre ne serait-ce qu'un peu mieux la complexité de notre monde fait de multiples altérités, serait peut-être un levier, une esquisse de solution à proposer sinon à envisager ?
Car l'ignorance de l'autre, ses différences, l'incompréhension de ses us, n'engendre-t-il pas la peur et l'obscurantisme comme autant de métastases qui rongent le cerveau de certains ?

La réponse semble évidente.

Revenant à des considérations moins philosophiques, je ne manquai pas de lui demander son accord pour que je le shoote. ( même chez le médecin, je prends mon APN...)
La concorde que nous venions de vivre m'ouvrit cette liberté.
Dans la salle d'attente, faisant fi des autres, je sortis mon Nikon et mitraillai mon sujet. Je lui demandai juste de ne pas sourire.
Je voulus absolument capturer cette mélancolie qui habitait le visage de mon modèle, lui donnant toute sa singularité.

Le minutage fut juste, quelques d'instants s'échurent quand mon ami du jour et sa maman nous quittèrent.
Un sourire et une franche poignée de main mirent sans nul doute fin à nos échanges.

Malgré cette sorte dépossession, je me satisfis de ce fragment de vie, une petite once de valeur ajoutée à notre d'humanité.

06/02/2017


               Fenêtre sur cour

30/01/2017


                                                              Entre ombre et lumière

23/01/2017


   En route pour la joie ?

L'année qui va s'égrener sera t-elle celle de tous les dangers ou à contrario celle d'immenses espoirs ?

La question ne peut selon moi être éludée tant les lignes sont susceptible de bouger.
Il n'est guère utile de faire l'autruche, postuler d'une faillite globale des institutions supranationales ( EU, OTAN, BCE et les escroc du FMI ) qui sont la matrice de notre mise en servage est maintenant actée.
Bien des abcès devront être crevés si nous aspirons à guérir et ne plus subir ce soft power qui nous tyrannise.
Peut-on sérieusement encore accorder une once de crédit à la doxa asséné sans relâche par nos maîtres, les médias prééminent et leurs chiens de garde ?
Est-il acceptable au 21 siècle de ne pouvoir seulement penser différemment, s'interroger, sortir du cadre sans automatiquement être ostracisé ?
Le diable se cache dans les détails entendons souvent dire, ils sont pléthore assurément. L'homme est malheureusement le plus enclin à fabriquer ses propres chaines et démons et s'y complaire.

Nous sommes dans un bateau ivre, la nausée devraient être pour tout à chacun insupportable !

L'occasion qui nous est donnée cette année pour repenser cette démocratie ectoplasmique dans laquelle nous nous noyons est réel.
L'ébauche d'un nouvel paradigme politique et sociétal ( fusse-t-il utopique ) n'est plus une option.

À nous de gronder et de nous faire entendre...

16/01/2017


                                                        
À l'évidence, un manque d'acuité évidant embrumait mon cerveau, car il m'a fallut plus de trois ans pour seulement envisager que ma cour m'offrait un champ des possibles...
Le coup de vent des derniers jours m'a permis d'expier cet sorte d'outrage au bon sens et d'acter ma repentance par cette photo.